© 2015, Josse Goffin, Regard à gauche

Éditorial

Jérémy Lambert
François-Xavier Lavenne

Texte

Si 2020 aura été pour chacun et chacune d’entre nous une année charnière de notre existence, il en va de même pour l’Association Charles Plisnier, qui a, énergiquement, poursuivi sa mission de promotion de la francophonie, tout en accompagnant des changements dans son organisation.

D’une part, 2020 était une année d’élection pour l’Association: François-Xavier Lavenne a ainsi été reconduit dans sa fonction de président de l’Association, alors que nous remerciions très chaleureusement Laurence Pieropan, portée par de nombreux projets, pour son implication volontaire au cours des années de sa co-présidence.

Par ailleurs, cette livraison est la dernière que Jérémy Lambert assure en tant que rédacteur en chef de la revue Francophonie vivante, dont il a conduit, pas à pas, le renouvellement depuis 2017.

D’autre part, l’Association remettait en 2020 son prix de langue et littérature Joseph Hanse.
Ce prix, qui récompensa jadis des personnalités comme Michèle Lenoble-Pinson (1991), Anne Dister (1999), mais aussi Myriam Watthee-Delmotte (2002), qui fit quelque temps plus tard son entrée dans l’Association, fut décerné à la collection «La Traversée», créée par l’éditeur Weyrich.
La thématique qui avait été choisie portait sur le dynamisme de la langue française contemporaine, que l’angle de vue adopté soit linguistique, littéraire, historique, sociologique ou anthropologique. Francophonie vivante ne pouvait dès lors pas ne pas poursuivre la réflexion en consacrant un numéro à ce sujet ô combien riche et actuel.



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À la suite de la présentation de notre lauréat, le dossier se propose d’explorer la «vivacité des français» d’aujourd’hui selon quatre aspects.

Il sera d’abord question de la notion de «bon usage»: qu’est-ce que la norme linguistique? dans quelle mesure celle-ci rencontre-t-elle le français de notre temps? Ces questions nous permettront, entre autres, de nous plonger dans les archives de l’Association, au sein de laquelle l’Office du bon langage, originellement présidé par Joseph Hanse, occupa une place déterminante.

Nous envisagerons ensuite la langue dans son évolution, abordant les français du Québec et de Belgique, ainsi que la question, polémique, des anglicismes.

La troisième partie sera consacrée à la vie des mots, qu’elle analysera du point de vue de la créativité lexicale.

Pour terminer, nous nous intéresserons aux artistes afin de comprendre comment la réflexion qu’ils mènent sur la langue vient irriguer leurs créations.


Alors que «La littérature sort de la page» dressera le portrait de la slameuse belge Lisette Lombé, les «Sillons francophones» reviendront sur trois ouvrages importants, finalistes du prix Joseph Hanse: De l’insulte… aux femmes? (L. Rosier), Le français est à nous (M. Candea et L. Véron) et Dico-tomies (J.-M. Defays).

La suite de la rubrique est aussi diversifiée que prometteuse. P. Schroven présentera, dans un dialogue avec Paul Bélanger, les éditions québécoises du Noroît, tandis que P. Leuckx s’intéressera à la signification du visage dans le cinéma et nous découvrirons, sous la plume de P.-J. Foulon, le superbe Musée Kolumba de Cologne.

Les écrivains ne seront pas en reste: d’Ernst Jünger et Maurice Genevois (J. Goyens) au Robinson de Laurent Demoulin (D. Keraani), en passant par l’amitié conflictuelle entre Max Jacob et Pierre Reverdy (P. Guérande). L’actualité y incitant, il sera également question d’épidémie, et de la possibilité d’en élaborer un sens grâce à la littérature (J. Goyens et D. Keraani).


En plus de nos recensions et notes de lecture habituelles (nous y parlerons de V. Bergen, de P. Emond, d’Y. Givert, de S. Gucciardo, de R. Massart, de C. Nys-Mazure…), nombreuses dans cette livraison, nous évoquerons, en l’honneur de son centenaire, l’écrivain Mohammed Dib (D. Keraani), et parcourrons deux expositions, l’une dédiée à William Turner (L. Sommant), l’autre à La peinture à l’ère du numérique (D. Keraani).


Pour terminer, l’Association félicite son rédacteur en chef, récemment lauréat du Prix Constant de Horion décerné par l’Association des écrivains belges de langue française pour son travail de thèse, intitulé L’écrivain au creux de la communauté. Les mythes d’Henry Bauchau.
L’ensemble de l’Association Charles Plisnier vous adresse ses vœux les meilleurs pour cette année nouvelle et vous souhaite une bonne lecture.


© Jérémy Lambert, François-Xavier Lavenne, revue Francophonie vivante n° 2 - 2020

 

Metadata

Auteurs
Jérémy Lambert
François-Xavier Lavenne
Sujet
Présentation du numéro 2 - 2020 de la revue Francophonie vivante.
Genre
Introduction
Langue
Français
Relation
Revue Francophonie vivante n° 2 - 2020
Droits
© Jérémy Lambert, François-Xavier Lavenne, revue Francophonie vivante n° 2 - 2020