© 2015, Josse Goffin, Regard à gauche

Bénédicte Linard, ministre de la Culture et des Médias de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Constance Pasquier
Dimitra Bouras

Texte

Face à la crise sanitaire, le monde culturel se débat pour survivre. Plus que jamais. Alors que les salles de spectacle et de cinéma ont fermé leurs portes, les artistes paient les pots cassés. Spectacles annulés, tournages reportés, ils «se réinventent», c’est en tout cas ce qu’on leur demande de faire, pour le moment.
Indépendamment des circonstances, les acteurs du monde culturel ont toujours dû se débrouiller, avec les moyens du bord, avec leur statut précaire.

Comment Madame Bénédicte Linard, Ministre de la Culture compte-t-elle, en collaboration avec son équipe, améliorer la situation?
Comment rendre la culture accessible à tous?
Comment soutenir ces créateurs et créatrices?
Comment mettre davantage en lumière la gent féminine dans le secteur culturel?

Madame la Ministre a du pain sur la planche.


*


Cinergie: Dans une de vos interviews on apprenait vous aviez comme leitmotiv l’engagement. Qu’en est-il de cet engagement avec ce premier mandat de Ministre de la Culture? Est-ce que vous avez l’impression que vous allez pouvoir changer le monde culturel?


Bénédicte Linard: On essaie d’améliorer les choses et on s’engage, moi et mon équipe. Je pense qu’on avance et que nous allons dans le bon sens, mais nous sommes un peu freinés dans notre ardeur avec la crise car nous sommes obligés de gérer quelque chose que nous n’avions pas prévu et qui s’installe de manière durable, particulièrement dans la culture.
Je mise beaucoup sur la construction et l’intelligence collectives. Cela prend parfois plus de temps, mais c’est souvent plus efficient et efficace lorsque nous avons travaillé avec les premiers concernés que lorsque l’on prend des mesures qui ne tiendraient pas compte des réalités de terrain.


Vers où voulez-vous aller, quel est votre but?


De manière générale, mon intention par rapport à la culture, c’est d’ailleurs ce que les écologistes ont toujours défendu, c’est de faire en sorte que la culture soit accessible au plus grand nombre.
Je crois très fort que la culture est un des fondements d’une démocratie.
Je pense qu’on a droit à la culture dès le plus jeune âge ; et mon travail, c’est de rendre cette culture accessible au plus grand nombre quel que soit le profil qu’on peut avoir.
On doit travailler à un soutien des créatrices et des créateurs, à la diffusion aussi. Et on doit s’assurer qu’il y ait une diversité suffisamment grande pour que tout un chacun puisse se reconnaître dans ce que l’on offre en matière culturelle.



Aujourd’hui, quelles stratégies aimeriez-vous mettre en place pour parvenir à ces buts?


Dans le domaine culturel, on travaille au soutien des créateurs et des créatrices.
Même en dehors de la crise, on renforce aujourd’hui le soutien à la création.
C’est indispensable et on fait un focus particulier sur tous les arts émergents et sur l’innovation.
C’est important aujourd’hui de soutenir l’art dans ses différentes formes.

On a aussi un travail lié à la diffusion qui risque de prendre plus de temps.
Aujourd’hui, on a des talents dans de nombreuses disciplines mais on a parfois un manque d’espace de diffusion que ce soit chez nous ou à l’étranger.
En cinéma et en théâtre jeune public, on a des ressources et des talents incroyables qui s’exportent déjà bien et on doit pouvoir continuer à soutenir cette diffusion vers l’international.

Travailler au soutien à la création et à la diffusion, c’est permettre à nos artistes de pouvoir exister, c’est permettre aussi de renforcer le lien avec les publics particulièrement en cinéma mais pas seulement.
On essaie de travailler à la mise sur pied de politiques qui font le lien entre des opérateurs culturels existants, des artistes parfois liés ou non et le public sur un territoire défini.
Je pense que la question de l’ancrage territorial est vraiment très importante parce que je pense que la culture, au sens large, permet de divertir mais aussi de s’interroger sur soi, sur le monde, de faire face aux événements auxquels nous sommes confrontés, de permettre de comprendre et de réagir, d’anticiper le futur.
C’est en ce sens que la culture doit s’ancrer dans le territoire dans lequel on existe.
Renforcer une culture imprégnée dans un territoire, c’est aller toucher plus de public. Je pense que c’est fondamental aujourd’hui que l’on puisse avoir plus de culture et faire en sorte que non seulement on puisse assister à de la culture mais aussi participer à de la culture. Ces deux points sont fondamentaux et c’est ce que nous essayons de faire lorsque l’on renforce la culture à l’école, dans les milieux d’accueil. On se dit que tout enfant devrait avoir accès à la culture dans son parcours et les politiques doivent jouer un rôle là-dedans.



Vous pensez spécifiquement à la culture dans les écoles?


Il y a bien sûr un travail qui est mené pour renforcer la culture dans les écoles à travers le parcours d’éducation culturelle et artistique (le PECA) qui fait partie du pacte d’excellence. Ce parcours est en train d’être construit avec Caroline Désir pour augmenter la place de la culture pendant tout le parcours scolaire. Il y a aussi un travail qui est en train de se faire pour renforcer l’éveil culturel dans les milieux d’accueil, dans les crèches, en collaboration avec l’ONE. Il y a des budgets dégagés pour augmenter cela dès 2021.
On se demande aussi quelle est la place de la culture dans ces autres lieux de vie par lesquels les jeunes passent. Par exemple, dans les maisons de jeunes, dans l’extrascolaire (l’accueil temps libre), il y a un travail à mener pour renforcer la culture toujours au bénéfice des jeunes. Parfois, les jeunes n’ont pas le loisir d’avoir accès à la culture dans leur contexte familial donc il est primordial que les politiques à mener leur donnent cet accès soit en étant spectateurs soit en étant partie prenante.



Vous êtes entrée en fonction au moment où le cinéma était en pleine crise (cinémas fermés, tournages suspendus, professionnels du métier sans réel statut). On se rend compte que l’aspect économique et l’aspect création artistique sont fortement liés.


 L’année 2020 pour le cinéma est marquée par deux défis: la réponse à la crise sanitaire qui touche le secteur culturel et l'avancée vers une vision du cinéma qu’on porte. On doit mener les deux de front.

Par rapport à la crise sanitaire, on tente d’accompagner le secteur de deux manières: dans ce qui est de notre champ de compétences mais aussi en interaction avec d’autres niveaux de pouvoir.

On sait, par exemple, que pendant la crise, la Fédération Wallonie-Bruxelles a dégagé un budget de 6 millions d’euros pour accompagner le secteur du cinéma.
On a eu des actions comme «J’peux pas, j’ai cinéma» cet été, on a permis grâce à un fonds de garantie que les tournages aient lieu.
On est obligés de travailler avec des niveaux de pouvoir autres puisque le Tax Shelter, qui soutient le secteur, dépend du Fédéral. On a mené ce travail et on va continuer pendant l’année 2021.

À côté de cela, il y a aussi la question: «Qu’est-ce que le cinéma en Fédération Wallonie-Bruxelles aujourd’hui? Qu’est-ce qu’il devrait être et comment on travaille à cela? ».
Je suis convaincue qu’on regorge de talents et de capacités d’innovation qui sont très présentes. On est très forts dans les coproductions tournées vers l’international, dans l’animation. On a des talents liés à certains métiers parce qu’on a vu arriver dans les temps, des producteurs et des réalisateurs qui ont renouvelé le genre cinéma en Belgique avec Jaco Van Dormael, Lucas Belvaux, les frères Dardenne mais on a aussi des professions qui sont des atouts, des valeurs ajoutées.
On a des directeurs photo, des monteurs et monteuses, des costumières qui ont une plus-value.

Aujourd’hui, on doit travailler sur deux pans: comment est-ce qu’on peut mieux soutenir nos créateurs et créatrices? Comment donnons-nous du temps à nos scénaristes qui sont peu valorisés pour pouvoir exploiter cette diversité en Belgique et pour développer encore plus cette diversité de genres. On sait qu’on est bons lorsqu’on exploite cette diversité. Comment? En explorant des niches qui méritent d’être exploitées dans notre cinéma.

Il y a aussi la question du lien avec le public. Les films en Wallonie-Bruxelles sont généralement peu vus par le public en Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est un des enjeux sur lequel on voudrait également travailler: on voudrait rapprocher le public des œuvres et des artistes qui composent notre petit territoire.



Comment allez-vous faire pour mener à bien cette mission?


Nous devons travailler sur différents pans.
Le premier, c’est celui de la diffusion. On vit actuellement dans une époque où les modes de diffusion ont changé. Ils se sont développés et certains modes de diffusion n’existaient pas il y a vingt ans. Je pense que le film doit rester l’apanage d’une salle de cinéma.
Mais, je pense qu’il ne faut pas se priver car on bénéficie aussi de nouveaux genres comme les podcasts en matière de son, les séries, qui pourraient être exploités sur d’autres canaux. On doit utiliser le numérique, on doit travailler sur les plateformes pour augmenter les canaux de diffusion pour valoriser nos productions.
C’est un des enjeux: travailler à l’élargissement des canaux de diffusion pour nos différents genres. Et nous ne devons pas rougir de ces différents genres car aujourd’hui nous produisons des œuvres de qualité quel que soit le genre.
Ces nouvelles productions nécessitent de repenser l’écriture et c’est là que réside le second pan sur lequel nous devons travailler. Il faut donner du temps aux scénaristes pour pouvoir créer. Cela fait partie des politiques culturelles en cinéma mais aussi de manière générale.

On doit aussi continuer à miser sur la diversité dans les créations. Si on veut une diversité de publics, on doit avoir une diversité de genres avec différents supports. On a souvent pensé à tort que le cinéma belge était un cinéma d’auteur, social alors qu’il existe d’autres productions qui balaient d’autres genres et qui sont de qualité comme l’animation. On a une plus-value en Belgique francophone en matière d’animation mais aussi des films d’horreur, des polars, des comédies. On ne doit pas se priver de soutenir différents genres.

Et, une façon d’assurer la diversité, c’est de faire en sorte qu’il y a ait plus de diversité dans les commissions d’avis. D’ailleurs, il y a un renouvellement qui s’est fait dans la Commission d’avis. On a augmenté le nombre de personnes sollicitées pour rendre les avis mais la Commission est également paritaire.

Je pense que la question du genre, et non plus des disciplines, est aussi un enjeu en culture en Belgique francophone. On a besoin de valoriser nos réalisatrices, nos productrices, nos scénaristes. En apportant une parité dans cette Commission, on tente d’amener plus de projets féminins. On travaille sur un décret sur les directions des institutions culturelles qui se finalise où on met en place des mesures pour augmenter la place des productions et pièces féminines mais aussi dans les fonctions de direction.
J’ai eu des rencontres avec «Elles tournent» qui regroupe des femmes actives dans le cinéma. Elles ont raison de dire qu’il y a matière à être proactifs sur ce sujet.



Comment voulez-vous procéder? En imposant des quotas?


Je ne suis pas fermée aux quotas qui sont un outil parmi d’autres.
Quand on fait, par exemple, un décret direction sur les institutions culturelles, on ne parle pas de quotas a priori, si ce n’est dans les jurys où il faut une parité. Il y a aussi des mesures qui disent que s’il n’y a pas eu de candidatures féminines, on doit relancer l’appel à candidatures. Il y a aussi la question de la formation.

En cinéma, par exemple, la nouvelle Commission, composée de 130 personnes, a été amenée à avoir une formation sur la question du genre. Comment peut-on faire une lecture genrée des projets qui nous sont soumis? Je pense qu’il y a des outils à notre disposition qui nous permettent de tendre vers cette égalité que l’on cherche mais s’il faut passer par des quotas à certains moments, on passera par des quotas. Mais il y a un arsenal d’outils à notre disposition pour atteindre l’objectif.
Je pense aussi que le cinéma doit s’inscrire aujourd’hui dans la dimension environnementale et sociale. Il y a de nouvelles formes économiques comme les coopératives et l’économie sociale qui participent aujourd’hui à cette industrie du cinéma. On a un écosystème en Belgique qui est devenu une industrie du cinéma tellement on a des acteurs et des actrices dans les différents domaines. Donc, je pense que l’on doit pouvoir aussi accepter les différentes formes que peuvent prendre ces synergies et ce travail entre différents partenaires.

D’un point de vue environnemental, on a Rotor qui permet de réutiliser des décors d’un tournage à un autre. Il y a matière à penser, le plus en amont possible, quel est l’impact environnemental de notre cinéma et de nos tournages mais aussi dans la promotion de notre cinéma. Je pense que c’est une dimension que l’on devrait exploiter plus dans notre cinéma belge francophone.
On ne sera pas précurseurs mais on peut être dans les premiers suiveurs. Inspirons-nous de ce qui existe pour pouvoir avancer dans notre façon de faire que ce cinéma entre dans cette dimension de préoccupation environnementale.



Toutes ces réflexions sont sous-jacentes aux prises de décisions. Est-ce que ces réflexions sont également menées de manière plus large?


On manque parfois d’objectivation des situations or une réalité ne peut pas exister si on ne l’objective pas.
Sur certains pans, on n’a pas d’éléments d’objectivation. Pour le moment, en culture, on veut mettre en place un baromètre qui va identifier quel pourcentage de production, de réalisation en cinéma est fait par des hommes ou par des femmes.

Mais il est vrai qu’on a besoin de partir d’éléments d’objectivation pour pouvoir faire changer les choses. Par exemple, Pouvoirs et Dérives a mené toute une étude sur la question du genre dans les écoles d’art. Quand on a objectivé les choses, cela nous permet de mettre en place les bonnes politiques pour remédier à la situation. Si c’est valable pour la question du genre, c’est valable pour d’autres éléments aussi.

Le CCA, bras armé de la Ministre en la matière, est très ouvert et très proactif sur l’idée que notre cinéma peut se renouveler et doit pouvoir ouvrir des portes sur d’autres genres, sur d’autres manières de faire. La question des productions « légères », c’est le CCA qui l’a amenée et on voit que cela amène d’autres personnes à présenter des projets. Cela amène donc une diversité dans ce que l’on voit en définitive, qui est la fin du processus.



Comme, par exemple, le projet «Un Futur pour la Culture» pour lequel vous avez eu énormément de réponses. Ce sont de petits projets dans lesquels il a dû y avoir une diversité incroyable.



On avait lancé deux appels à projets à court terme pour soutenir le secteur culturel dans son ensemble pendant la crise. Avant d’inscrire de manière plus structurelle le soutien à la création, et cela s’est fait aussi avec le budget 2021 qui voit s’inscrire des soutiens structurels complémentaires à la création.

Il y a aussi cet appel à projets de bourses qui soutient, toute discipline confondue, la création. Il y a eu un engouement important pour cet appel à projets, tout comme pour le soutien aux résidences (surtout lié aux arts de la scène). On avait un budget de 3 millions d’euros et on a eu des demandes pour plus de 10 millions d’euros.
C’est bien la preuve qu’il y a une demande pour soutenir la création et je pense qu’on va réitérer cet appel dans le cadre de la crise mais on a aussi soutenu de manière structurelle la création car c’est un besoin réel de pouvoir soutenir les différents genres et soutenir nos créateurs et nos créatrices.



Comment pouvez-vous soutenir toutes ces demandes sur un plan matériel?


Il y a des procédures objectivées avec des critères qui sont repris comme l’interdisciplinarité, l’ancrage dans le territoire, le soutien à des secteurs qui ont peut-être été moins soutenus dans le fonds d’urgence, le soutien aux jeunes créateurs (pour qui c’est encore plus difficile de lancer une activité en temps de crise).
On ne rencontre évidemment pas toutes les demandes. Il faut donc réitérer certains appels à projets et faire en sorte que ce ne soit pas toujours les mêmes qui soient soutenus. Il existe des règles structurelles dans les Commissions qui disent qu’une bourse pour un projet ne peut plus être donnée une seconde fois. Cela permet une diversité de soutien.




Cela signifie que vous avez une enveloppe plus importante?


Oui, pendant la crise, la Fédération Wallonie-Bruxelles a dégagé des moyens considérables pour la culture au sens large. Le budget 2021 compte plus de 40 millions  d’euros supplémentaires pour la culture. Il y a du structurel et du ponctuel lié à la crise, c’est fondamental aujourd’hui que ce soit pour soutenir le secteur, les artistes, les techniciens et les techniciennes dans l’urgence ou pour penser le redéploiement.
On a 26 millions d’euros qui sont utilisés ici rien que pour l’aide dans la crise, le reste est consacré aux politiques nouvelles et au structurel. Il y a donc des moyens supplémentaires et il y a 22 millions qui ont été mis sur la table pendant la crise. Pour le cinéma, c’est 6 millions d’euros en plus du fonds d’urgence qui ont été octroyés.



Quid du statut d’artiste?


La crise a mis le doigt sur, dans tous les secteurs confondus, toutes les fragilités de notre société que ce soit en culture avec ces artistes qui n’ont pas de statut, ou cet ersatz de statut.

C’est pareil dans le domaine de l’enfance où certaines accueillantes d’enfants n’ont pas de statut, idem pour les journalistes indépendants. Il y a des gens qui ont plus souffert que d’autres pendant cette crise. Je pense que le rôle du politique aujourd’hui, c’est de faire en sorte que structurellement, ces fragilités n’existent plus. En tant qu’écologiste, cela fait des années que l’on estime que l’on doit revoir ce statut et on a jamais été aussi proche, «grâce à la crise», d’aboutir à autre chose parce que, enfin, d’autres niveaux de pouvoir ont aussi pris conscience de l’importance d’un statut pour les artistes et tous les intermittents.

Je pense que, même si ce n’est pas la Fédération Wallonie-Bruxelles qui est à la manœuvre puisque cela dépend du Fédéral, on va prendre notre part et j’espère vraiment que nous allons être associés.
Normalement, ce sera le cas puisque la conférence interministérielle de la culture a cela à son agenda. Donc, à partir du 1er janvier 2021, si nous n’avons pas pu avancer, c’est la Fédération qui prendra la présidence de cette conférence, c’est-à-dire moi.

On a besoin et on a envie de travailler sur cette matière et je sais que nous allons le faire. Tous les points de vue ne sont pas identiques sur ce que doit devenir le statut mais ça fait partie des réflexions et de la construction à avoir. Je m’inspire très fort de tout ce qui remonte du terrain pour être le plus en phase possible avec les besoins et c’est là-dessus qu’on doit construire notre vision du statut qui se discutera avec les différents niveaux de pouvoir.

Ce ne sera pas la Fédération Wallonie-Bruxelles qui sera à la manœuvre puisque c’est une décision fédérale mais je compte bien prendre ma part en tant que Ministre de la Culture pour qu’on ait le meilleur statut possible pour nos créateurs et nos créatrices.



© Bénédicte Linard, Constance Pasquier, Dimitra Bouras, site internet Cinergie be 16.12.2020




Metadata

Auteurs
Constance Pasquier
Dimitra Bouras
Sujet
Culture. Crise sanitaire corona virus covid-19. 2020. Wallonie Bruxelles. Belgique
Genre
Entretien
Langue
Français
Relation
Site internet Cinergie be 16.12.2020
Droits
© Bénédicte Linard, Constance Pasquier, Dimitra Bouras, site internet Cinergie be 16.12.2020